Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 19:13

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8 heures du matin ou du soir ? "Conformément à l’avis favorable des Chambres de Commerce, les Compagnies de chemins de fer vont placer dans les gares des horloges avec un cadran de 24 heures."

 

C'est lors de la conférence de Washington de 1884 qu'il avait été proposé de compter les heures de 0 à 24. Mais la tradition d'indiquer l'heure sur la base de 12 heures suivi de l'expression  "du matin" ou "du soir" était tenace.

Et puis en 1912, la décision d'utiliser les 24 heures pour les horaires des trains a été entérinée.  Il fallait fabriquer des horloges avec un cadran de 24 heures !

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C'est le ministre M. Augagneur qui l'a décidé et l'opération devait être effective dès juin 1912 ! ( lire article revue du doyenné de Sains-en-Amiénois de mai 1912)

 

Des cadrans divisés en 24 parts, des aiguilles qui devaient faire un tour en 24 heures! (illisible)

Des sonneries de 24 coups pour minuit!  (impossible)

 

De cette décision, il n'est resté que les indicateurs d'horaires qui ont supprimé les mentions " du matin" ou "du soir".

 

Les expressions "ante" ou "post meridiem" ( a.m. ; p.m.) des Anglais  étaient considérés comme source d'erreur.

On avait également envisagé d'utiliser les chiffres romains pour les heures avant midi et les chiffres arabes pour celles après midi.

 

A la gare d'Amiens comme ailleurs en France, toutes les horloges sont restées au système 12 mais l'expression "nous chier une pendule à treize coups" avait trouvé tout son sens.

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Dimanche 15 avril 2012 7 15 /04 /Avr /2012 18:58

Monseigneur Dizien, évêque d'Amiens bénit la foule devant l'église de Sains.

Intronisé en 1896, il traversa la période difficile de la séparation de l'église et de l'état en 1905.    

On sait qu'il a visité chacune des paroisses du doyenné de Sains d'avril à octobre 1912.

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Pour fêter les 500 ans de la consécration de cet édifice (11 avril 1512 - 11 avril 2012), voici une photo jusqu'alors inconnue qui date de 100 ans.

 

 

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Un siècle plus tard, Mgr Bouilleret est dans la même église.

La séparation de l'église et de l'état n'est désormais plus un sujet de discorde.

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Samedi 31 mars 2012 6 31 /03 /Mars /2012 16:35

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1972 - 2012 : 40 ans

 

L'orientation de Sains vers un village résidentiel a été un choix décidé il y a tout juste 40 ans.

 

La construction du lotissement "Les Marguerites" lancée en 1972 a donné la voie de l'évolution de la commune. lotMarg.jpg

Il y avait alors 554 habitants.

"La Pommeraie", "Saint-Gentien", "Le Preux", "La Sentelette" sont venues se rajouter durant les trente ans qui ont suivi et le millier d'habitants a été dépassé.

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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 17:49

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C'est bien sur le territoire de Sains que l'on peut voir ce tunnel qui permet le passage d'un homme sur une quinzaine de mètres.

Situé sous la route qui mène de Sains à Cottenchy, il a été construit par les ouvriers de la ferme Mamont en1861/1862.

C'est Bénoni Vagniez, propriétaire de la ferme, qui a décidé et fait réalisé cette partie de route dans la vallée sous les bois de Mamont.

Le 20 février 1862 ( il y a tout juste 150 ans), la municipalité de Sains a accepté que ce chemin devienne le nouveau tracé de la route de Cottenchy.

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  pont.jpg

 

Avant cette date, le chemin de Cottenchy était constitué d'un embranchement qui partait à gauche pour rejoindre la ferme Mamont ( flèches bleues) ou à droite. 

Le tunnel a été réalisé en briques et permettait le passage d'un homme avec son troupeau de bétail. Il donne d'un côté comme de l'autre sur des champs (terrains privés).

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Jeudi 5 janvier 2012 4 05 /01 /Jan /2012 12:17

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Ceux ne sont pas les grottes de Naours, ni les souterrains de Grattepanche, mais comme beaucoup de villages qui ont un passé antique, le sous-sol de Sains contient des cavités inexpliquées.

 

Cette fosse vient d'être rebouchée en décembre 2011, mais combien d'autres ont été mises à jour,  puis remplies de gravats et oubliées.

 

Sur la carte ci-dessous, une douzaine de cavités sont connues dans la mémoire des anciens.

Mais des légendes circulent également.

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On parle de souterrains qui relient Sains à Boves (ancienne seigneurerie du moyen-age), ou Estrées ( époque Henri IV), ou encore l'abbaye de Saint-Fuscien.

Il est vrai que, sur ce plan, la plupart des découvertes concernent les limites anciennes du village (église d'un côté, château de l'autre).

 

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Mais pour plusieurs effondrements, une explication moins fabuleuse est confirmée.

 

Un abri pour soldats en temps de guerre

Une fosse de culture d'endives

Une marnière

Un puits

Une cave ancienne, etc.

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Vendredi 2 décembre 2011 5 02 /12 /Déc /2011 08:45

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11 décembre, l’évêque d’Amiens assiste à la fête des Saints Martyrs à Sains. Durant la vente aux enchères des cierges, le curé est pris par le trac. Alors Monseigneur se lève et prend le rôle du commissaire-priseur.

 

 

 

Voilà exactement ce qui s’est passé le dimanche 11 décembre 1932 dans l’église de Sains: Monseigneur Charles-Albert-Joseph Lecomte, évêque d’Amiens, remplace, au pied levé, l’abbé Sceaux, curé de Sains, qui, du haut de sa chaire, la main tremblante, le front couvert de transpiration en plein hiver, n’arrive plus à animer la vente aux enchères.

Depuis longtemps, le 11 décembre, à Sains, c’est la procession du reliquaire des Saints  Fuscien Victoric et Gentien et la grande vente aux enchères des 3 gros cierges.

C’est à un autre évêque d’Amiens que l’on doit ce type de cérémonie, il y a bien, bien longtemps:

L'évêque Robert de Fouilloy, en août 1318, à la suite d'une délibération capitulaire, érigea la fête des trois martyrs, et ordonna que, le 11 décembre , leur châsse serait portée processionnellement. Le 11 décembre était alors férié.

En 1666, l’évêque François Faure supprima cette fête, chômée jusqu'alors avec vigile et jeûne, et la transféra au troisième dimanche de l'Avent.

Pendant la terrible peste de 1668 qui fit 20 000 victimes à Amiens, on porta processionnellement les reliques des trois Saints avec les autres châsses de la cathédrale.

On a longtemps conservé cette date du 11 décembre pour fêter les 3 saints martyrs qu'on désignait vulgairement sous le nom des Saints engelés, parce qu'on la célébrait en hiver.

Pendant quelques années et en particulier durant les conflits la cérémonie avait lieu le dimanche qui suivait. L'abbé Clauzade a réinstitué la date d'origine en 1947.

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La famille qui avait gagné les enchères, était à l’honneur toute l’année. En 1945, au lendemain de la seconde guerre, la famille Avril avait remporté les enchères pour remplir une promesse faite durant le conflit. Ce fut la famille Ratier qui lui succéda en 1946  (le 15 décembre). ( photo de la procession).

Cette année 2011, comme en 1932, le 11 décembre est un dimanche et comme en 1932, l’évêque d’Amiens assiste à la messe des Saints Martyrs 

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 09:45

CHA

Ils étaient là avant la voiture, avant le tracteur, avant le bus.

 

C'était le temps des carrosses, des diligences, des calèches, des fiacres.

Les omnibus hippomobiles, les tramways à chevaux constituent les premiers transports en commun.

 

Le cheval de trait est omniprésent, dans les fermes, chez les pompiers, la poste, la gendarmerie.

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Monographie de Sains de 1899 : 120 chevaux, 3 ânes, 3 mules et mulets, 320 bêtes de l'espèce bovine, 500 moutons, 55 porcs

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 10:34

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Introduit pour la 1ère fois aux jeux olympiques de Berlin en 1936, le basket-ball avec son origine américaine va être en vogue au lendemain de la guerre 39- 45.

 

Loin du look des Tony Parker, Joakim Noah, Boris Diaw, Ronny Turiaf de l'euro 2011, la petite équipe de basket de Sains en 1947 est dans l'air du temps.

 

baskFr.jpgCréée en 1932, la Fédération Française de Basket-ball aura du mal, à ses débuts, à faire sa place dans le sport Francais.

 

Quand, après l'arrêt de l'activité suite à la seconde guerre mondiale, l'équipe de France pose devant les photographes en 1947, la tenue reste très sobre. ( ci-contre : extrait d'un document de la FFBB)

 

A Sains, les Thiery, Lombard, Ratier, Doremus, Lepoutre, Poncet disposent d'un terrain situé au coin de la rue de la Sentelette et du chemin du petit bois.

 

Pour l'équipement, deux paniers et un ballon suffisent. Pantalon, gilet et béret conviennent parfaitement quand on a vécu l'occupation.

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Samedi 17 septembre 2011 6 17 /09 /Sep /2011 18:08

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La découverte de cette photo coïncide avec l'anniversaire de son arrivée à Sains.

1861 , il y a tout juste 150 ans, le curé de Sains à la plus longue fonction sacerdotale, Adolphe MESSIO faisait son entrée dans notre paroisse.

Celui qui a transformé radicalement l'église, depuis les portes jusqu'au chœur, depuis le dallage jusqu'à la toiture, a laissé son empreinte dans la pierre.

On doit à l'abbé Messio, la découverte d'un autel gallo-romain et d'une stèle mérovingienne, une description de Sains à l'époque antique, ainsi qu'une traduction des actes des saints martyrs.

Il s'est opposé aux ordres des Prussiens en 1870, il a lutté contre les dérives de la République anti-cléricales, il a rédigé  "une imitation de Jésus-christ" en vers français.

 

Durant 45 ans, il a mis en pratique une vision très active du rôle d'un curé de campagne.

 

Il est décrit sous ces mots en 1899 par l'abbé Clauzade:

"Le vieillard ( il avait alors 80 ans sonnés) portait des lunettes rouillés ajustés tant bien que mal à l’extrémité de son nez, ce qui lui permettait de regarder ses visiteurs par dessus les verres et de les ajuster au mieux de sa vue pour lire son bréviaire ou pour travailler. Sa soutane était protégée par un tablier de toile bise tissée à la main, sans doute par ses ancêtres ; d’une grande poche également de toile, émergeaient des burins, des gruges et des poinçons de différentes dimensions. Sur des tables encombrées, M le doyen nous montra les panneaux de la chaire qu’il était en train de sculpter de ses propres mains."

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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 18:33

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L'Hôtel le plus somptueux d'Amiens souffle ses 100 bougies.

 

Construit à la belle époque par un couple idyllique qui a vécu à Sains, il est inauguré en 1911 en présence de son architecte Louis Duthoit.

Un siècle et deux guerres plus tard, l'édifice est toujours la fierté des amiénois.

Les époux André Bouctot et Marie-Louise Vagniez avaient lancé la construction de ce bâtiment après leur mariage en 1906 mais c'est dans leur maison de Sains-en-Amiénois, la Roseraie, qu'ils ont choisi d'aller vivre un peu avant la seconde guerre mondiale.

 

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Celui n'a rien à envier à l'hôtel Bouctot-Vagniez comme on peut le constater sur cette carte postale.

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